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    Guingamp : quand Bertrand tombe à plat

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    Guingamp : quand Bertrand tombe à plat

    16 mai 2019

    Sale saison pour le président de l'En Avant

    Premier club de Ligue 1 relégué officiellement (depuis le week-end dernier et son match nul à Rennes), l’En Avant de Guingamp est présidé par Bertrand Desplat. Un homme qui a fait beaucoup parler de lui ces derniers mois et dont l’image est sérieusement écornée par la désormais fameuse « affaire Caen-Angers ».

    Caen-Angers n’est pas un simple match de Ligue 1 remporté 1-0 par le SCO, c’est aussi une « affaire » qui aura marqué la saison et dans laquelle le rôle de Bertrand Desplat n’est pas exempt de tout reproche. Début avril, avant le match entre Caen et Angers (32ème journée de Ligue 1), capital pour les Normands dans la course au maintien, Bertrand Desplat avait contacté la Ligue de Football Professionnel pour l’alerter sur des soupçons d’arrangement entre les deux clubs. L’origine de la rumeur n’était autre qu’une conversation sur un réseau social entre deux de ses joueurs et un Angevin, jeune joueur amateur présent au SCO depuis huit mois après avoir passé trois ans à Guingamp.

    Le président de Guingamp, alors lui aussi en pleine bagarre pour le maintien (avant la 32ème journée, Guingamp était 20ème mais avec le même nombre de points que Caen et un seul point derrière Dijon) a-t-il saisi au bond une occasion de déstabiliser un de ses rivaux en criant à la tentative de corruption ? C’est l’avis de Rolland Courbis qui ne s’est pas privé de qualifier l’attitude du président de Guingamp de « dégueulasse ». Ce qui est certain, c’est que Bertrand Desplat s’est rapidement emporté sur la façon d’utiliser l’information. Deux mois après, le patron de l’En Avant ressort fragilisé par cette histoire qui s’est avérée être une simple blague entre footballeurs des deux camps.

    Saïd Chabane (président Angers) : « je ne laisserai pas les choses comme ça »

    « Je ne laisserai pas les choses comme ça », assure aujourd’hui le président angevin Saïd Chabane qui a rejoint Courbis parmi ceux qui souhaitent « une action contre le club de Guingamp pour dénonciation calomnieuse et atteinte à l'image. » Et au patron du SCO d’ajouter : « imaginez ce qui aurait pu se passer si on avait perdu ce match ? (ndlr : contrairement à Caen, Angers était sauvé) ».

    Présenté comme un « communiquant hors-pair » par ses détracteurs, celui que l’on dit fâché avec son beau père, auquel il a succédé à la tête du club en 2011 avant d’en devenir le seul patron en 2015, est bien assez malin pour être soupçonné d’avoir voulu tirer profit de ce qui n’était qu’une blague pour affaiblir son adversaire. Quand serait-il aujourd’hui pour le Stade Malherbe s’il avait remporté ce match ? Quels soupçons les plus fous pèseraient sur les têtes de Normands ?

    En interférant dans l’enquête de la Ligue, réclamant (imposant même) que les noms des témoins ne soient pas mentionnés, Bertrand Desplat a aussi donné l’impression qu’il était beaucoup plus puissant que son poste de président de l’un des plus petits clubs de Ligue 1 (statut qu’il aime revendiquer) ne pourrait le laisser penser, mais aussi que l’affaire n’était pas si solide que cela...

    Il dépeint Aulas comme le « roi de l’ancien monde qui a envie que rien ne change »

    Ce n’est pas la première fois que le président de l’En Avant de Guingamp sort des clous. Il y a un peu plus d’un an déjà, sa réaction après la vive altercation qui avait opposé son entraineur de l’époque, Antoine Kombouaré, à Frédéric Hantz, alors entraineur de Metz avait pu étonner. « Ce fut viril, mais tout à fait correct dans les comportements et les mots, ava-il expliqué. Je défendrai toujours Antoine Kombouaré, d’autant plus facilement qu’il avait, face à lui, un spécialiste de la provocation ».

    Desplat avait même été plus loin, en allant quasiment jusqu’à donner raison à son entraîneur. « Ce n’est pas la première fois que M. Hantz a des soucis à Guingamp, qu’il a des soucis avec ses confrères, d’ailleurs. Son ingérence et ses provocations sont son lot quotidien. Sous les couleurs bastiaises, il devait se croire protégé par une sorte de mythe corse. (…) Les principaux acteurs à même de juger sont les arbitres et non la presse. D’ailleurs, ils n’ont pas estimé utile de faire un rapport complémentaire. Il y a eu un échange tout à fait normal à la fin de la rencontre et le délégué a assisté à l’intégralité de l’échange. Et je rappelle que ça fait 8 ans qu’Antoine est totalement irréprochable. »

    Quelques jours plus tard, Antoine Kombouaré avait présenté ses excuses à l’entraîneur messin, évitant ainsi une quelconque sanction.

    Mais dans le milieu du foot, Bertrand Desplat est surtout connu pour être le président du « petit club » qui tient tête à Jean-Michel Aulas. En septembre 2017, dans un entretien accordé à nos confrères de l’Equipe, Bertrand Desplat s’en était pris directement au patron de l’OL, lui reprochant ses réticences vis à vis du PSG. Il avait dépeint JMA comme « un dirigeant qui se sent dépassé par un nouveau modèle économique », « mauvais perdant », « roi de l’ancien monde qui a envie que rien ne change » ou encore de « plus grand conservateur du foot français ».

    Des propos qui n’avaient pas du tout plu au président de l’OL, qui avait qualifié son homologue guingampais de « quelqu’un de mauvais ».

    Aujourd'hui, que le président de l'OL ne croit pas être débarrassé de son pire ennemi si facilement. Loin d'être abattu, Desplat a déjà affirmé qu'il ne comptait pas voir Guingamp rester longtemps en Ligue 2, préparant déjà son retour à (très) court terme...


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