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    L’incroyable histoire de Chambly

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    L’incroyable histoire de Chambly

    17 avr. 2019

    Du Régional à la Ligue 2...

    En cas de victoire à Concarneau vendredi soir, Chambly sera officiellement en Ligue 2. Si Laval (contre Villefranche à domicile) et Le Mans (à Cholet dès demain) ne gagnent pas, un match nul suffira même aux joueurs de Bruno Luzi pour accéder au niveau supérieur.

    Contrairement à ce que pourrait laisser penser la situation, qui voit le club de l’Oise avoir un peu de mal à conclure, ce serait une récompense inespérée en un tant record. Il y a 9 ans, le club géré par la famille Luzi (un frère occupe la présidence où il a pris la succession de son père, l’autre est entraineur) était en Régional 1 (6ème niveau national). A l’époque déjà, la famille Luzi nourrissait de grandes ambitions. Tout juste arrivé en CFA (aujourd’hui National 2) après une montée express, Chambly vise déjà plus haut. « Je sais que tôt ou tard on sera en National et que bientôt on sera le meilleur club de l'Oise », prévient d’abord Fulvio Luzi. Deux ans plus tard, la montée en National ne calme pas les ardeurs des patrons du club de l’Oise. « Notre mission ne sera terminée lorsque l’on sera tout en haut, en L1 ». Une déclaration faite le jour de la montée que certains attribuent à de la prétention. Mais sur le terrain, Chambly ne lâche rien et prouve qu’il compte bien faire mieux qu’exister au 3ème échelon du football français. Une division au sein de laquelle le club de la famille Luzi montre ses progrès. 14ème en 2015, 9ème en 2016 (avec au passage un exploit en Coupe de France contre Reims, alors en Ligue 1, en 32ème de finale) puis 5ème en 2017, battu pour jouer les barrages par le Paris FC à la différence de buts.

    Eté 2018 : un virage décisif

    Mais sur la route de l’ambition, il y a aussi de virages à savoir bien négocier. Pour le club de l’Oise, la saison dernière a été celle de la remise en question. Après un exercice compliqué, bien que merveilleusement embelli par une épopée en Coupe de France (avec les victoires contre Châteauroux en 16èmes et surtout Strasbourg en quart de finale, avant de tomber contre les Herbiers en demi), Chambly a revu sa façon de faire. L’effectif de la très bonne saison 2016/2017 (reconduit pour 2017/2018) a cette fois été complètement chamboulé. 9 recrues sont arrivées lors de l’été (dont Joris Correa, actuel meilleur buteur de National avec 12 buts, en provenance de Sainte-Geneviève des Bois en N2), pour un total de 26 joueurs contre 30 l’année précédente. « On a bien recruté, on espère être compétitif », déclare Bruno Luzi au Parisien il y a près d’un an. Si Chambly attend la 5ème journée pour connaître sa première victoire de la saison, ce n’est pas n’importe qui tombe au stade des Marais. Ce vendredi 31 août, c’est dans l’Oise que Rodez connaît une de ses quatre défaites de la saison.

    Au Stadium Lille Métropole de Villeneuve d’Ascq la saison prochaine ?

    Dès lors, plus rien n’arrête les Camblysiens qui gagnent à Quevilly-Rouen, encore en Ligue 2 quatre mois plus tôt (1-0), puis enchaine avec 3 victoires de suite (dont u succès à Bourg-en-Bresse, également descendu de Ligue 2). A la fin des matchs aller, Chambly pointe à la 4ème place (29 pts), à égalité avec Laval (3ème), à trois longueurs du leader de l’époque, Le Mans. « La 1ère partie de saison est réussie, assure à l’époque le président Fulvio Luzi dans les colonnes du Parisien. Notre objectif initial était de ne pas vivre ce qu’on avait vécu l’an dernier. Maintenant, on est en course pour la montée en L2. Mais le plus dur reste à faire, on peut réussir comme échouer. »

    Depuis ce moment-là, le combat n’est pas uniquement sur le terrain. Alors que son futur stade ne sera pas construit (il sera livré en 2020) et que la municipalité Beauvais ferme pour l’instant la porte à la possibilité de jouer au stade Pierre-brisson, Chambly cherche un stade pour les accueillir et éviter de devenir un deuxième Luzenac. Cinq stades sont toujours envisagés : trois en région parisienne, un dans la Somme et un dans le nord de la France. Parmi eux Créteil et le Stadium Lille Métropole, basé à Villeneuve-d’Ascq (Nord), qui accueillait les matches de Lille en Ligue 1 mais aussi en Ligue des Champions, entre 2004 et 2012.

    Un budget entre 6 et 7 M€ en Ligue 2

    En cas de (très probable) montée, l’ambition sera toujours au rendez-vous des frères Luzi. Toutefois, si le club espère pouvoir compter sur un budget de 6 à 7 millions d’euros, il ne sera pas question de tout chambouler. Si deux ou trois joueurs expérimentés pourraient arriver, le club se tournera surtout vers des jeunes « à fort potentiel », histoire aussi d’investir sur l’avenir. Un Centre de formation devrait d’ailleurs voir le jour d’ici deux ans, alors que dans un premier temps, une école de gardiens de but va éclore.

    Porte voix du projet qui vise à intégrer le National comme une véritable troisième division pro en France dès 2020, Fulvio Luzi va finalement voir son club intégrer le monde professionnel plus vite que prévu. Mais rappelez-vous, « la mission » ne s’arrêtera que lorsque le club sera en Ligue 1…


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