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    Echouafni : « plus de maturité et d’expérience »

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    Echouafni : « plus de maturité et d’expérience »

    21 sept. 2019

    INTERVIEW (avant le Trophée des Championnes)

    Avant de retrouver ses meilleures ennemis, cet après-midi pour le Trophée des Championnes, rendez-vous avec Olivier Echouafni. L’entraîneur du PSG évoque le rendez-vous de cet après-midi mais revient surtout sur l’évolution du PSG et ses ambitions.

    Comment jugez-vous le début de saison vos joueuses ?

    Je suis plutôt satisfait. On a déjà goûté à la victoire en marquant pas mal de buts (7-0 contre Soyaux, Ndlr). J’aurais bien aimé que le championnat s'arrête dès la première journée pour être champion. Malheureusement, ce n'est pas le cas (rires).

    C’était très important de réussir votre début de saison…

    On a toujours un peu d'appréhension en début de saison, notamment sur les premiers mat-ches. On ne sait jamais où l'on en est physiquement. Je trouve que l'on s'est rendu nos matches faciles, notamment sur le premier face à Soyaux en marquant très rapidement. Il y a un peu de frustration car on a mis un certain temps à enchaîner, mais les filles ont su se construire de belles victoires.

    La faiblesse de la concurrence peut-elle expliquer cela ?

    Il n'y a pas à parler de la faiblesse de l'une ou l’autre équipe. Il y a eu un premier match où l'on avait à cœur de montrer à tout le monde que l'on affiche nos ambitions.

    En quoi votre PSG est plus fort que celui de la saison passée ?
    Je ne sais pas s'il est plus fort que l'année dernière, il a plus de maturité, plus d'expérience. Les joueuses qui nous ont rejoints nous apportent un vrai plus en termes d'expérience et de qualité. Ça a été notre seule défaite en Championnat. Je trouve que le score (0-5) avait été très sévère sur physionomie du match et sur notre saison. C'est une nouvelle saison et on a envie de bien faire.

    En ce début de saison, vous êtes au coude à coude avec les Lyonnaises, mais ça reste une équipe très difficile à battre…

    Bien sûr, mais on aborde ce Trophée des Championnes avec beaucoup d'ambition, il y a un titre en jeu. On s'est bien préparés pour ça. Déjà par rapport à la préparation de début de saison, mais surtout avec nos débuts en Championnat (3 matches, 3 victoires) et en Ligue des champions (victoire 7-0 contre Braga en 16es de finale aller).

    Comment jugez-vous les premiers matchs de votre meilleure buteuse Katoto non retenue pour la Coupe du monde ?

    Elle va très bien. Elle n'a pas traîné pour marquer ses premiers buts. Elle n'a jamais douté. On n'a jamais douté d'elle. Elle repart sur de bonnes bases. On connaît ses qualités et on fait en sorte d'en profiter. Elle arrive à déjà créer une certaine complicité avec quelques joueu-ses et notamment Sara Däbritz, au milieu de terrain. Avec Nadia Nadim également. Elle va profiter de nombreuses passes décisives cette saison. J'espère qu'elle connaîtra une belle réussite derrière.

    Après avoir été absente de la liste de Corinne Diacre lors du dernier Mondial, dans quel état d'esprit a-t-elle attaqué cette nouvelle saison ?

    On en a parlé cet été. Il ne faut pas que Marie devienne un problème. Bien au contraire, elle doit continuer à être une solution. Elle a envie de répondre sur le terrain. C'est en marquant des buts qu'elle permettra de bousculer les a priori sur elle. Elle doit être concentrée sur le sportif et seulement le sportif. Elle arrive très motivée pour cette nouvelle saison. Elle a envie de gagner des titres et des trophées. Elle a peut-être aussi envie de retrouver son titre de meilleure buteuse. Après, si elle doit retourner en équipe de France pour glaner une nouvelle sélection, ce sera avec énormément d'envie. C'est derrière elle maintenant, elle regarde devant. Elle doit seulement digérer la préparation. Ça a été dur pour tout le monde. C'est pour cela que l'on espère voir une évolution positive de l'équipe dans les semaines à venir. On va la maintenir en confiance pour le reste de la saison.

    « Sara Däbritz, c’est le top mondial »

    Le fait de la voir marquer très vite en championnat vous apporte-t-il de l'espoir pour la suite de la saison ?

    C'est important. Et c'est encore mieux quand on marque vite dans un match. Ça chamboule tout. C'est pour cela que l'on doit être prêt à affronter des formations organisées qui nous laisseront peu d'espaces et peu d'occasions de faire la différence. C'est pour cela qu'il faut savoir être prêt dès la première minute pour trouver l'ouverture. Plus le temps passe et plus le doute s'installe. En marquant rapidement, les équipes se livrent plus et on peut alors profiter des espaces.

    Est-ce-ce important également d'avoir plusieurs joueuses capables de marquer ?

    C'est une bonne nouvelle de voir le danger venir de partout. Il ne faut pas s'appuyer que sur les mêmes joueuses. On travaille bien à l'entraînement. Elles font les efforts pour faire la différence devant le but. Je suis content. C'est top. En plus, quand ça vient des attaquantes, des milieux ou des défenseures, c'est appréciable.

    Etes-vous satisfait de l'apport des recrues et notamment de Sara Däbritz ?

    Je ne suis pas surpris. Je suis confiant pour la suite. Tout au long de la saison, elle risque de vous surprendre. Sara Däbritz est une top joueuse qui connaît le haut niveau. Elle sort d'une grande Coupe du monde avec l'Allemagne. Elle va nous apporter tout ce qui nous avait un peu manqué la saison passée, notamment de la solidité dans l'entrejeu.

    Pensez-vous avoir plus d'options dans votre effectif pour faire la différence cette saison ?

    Il y a plus de possibilités, c'est sûr. La saison dernière, on n'avait pas forcément un effectif important. On a dû récupérer des joueuses tardivement comme Wang, fin août, ou Bruun, au mois de septembre. C'est plus compliqué pour mettre des choses en place. Cet été, on a eu notre effectif dès le départ. On a pu faire la préparation et partir en stage avec nos joueuses. C'est souvent là-bas que l'on peut construire les bases d'une saison. On a voulu solidifier un peu tout cela avec des joueuses qui possèdent un certain vécu comme Sara (Däbritz) ou Karina (Saevik), qui sont dans le cœur du jeu. Elles sont encore jeunes, mais elles possèdent déjà une certaine expérience. Pour avoir une certaine maîtrise dans le jeu, on avait besoin de ces joueuses-là.

    Après le succès populaire du Mondial, comment avez-vous trouvé l'ambiance sur vos matches ?

    On avait déjà cet avantage d'avoir nos supporteurs présents. Ce sont les meilleurs de D1. Ils nous avaient manqué. Ça faisait du bien de les retrouver et de leur offrir une belle victoire. Ils sont là pour cette nouvelle saison et on va faire en sorte de l'être également pour eux.

    Espérez-vous surfer sur la réussite de la Coupe du Monde ?

    On l’espère, oui, forcément. Mais il faut être prudent. La Coupe du monde est un évènement exceptionnel qui réunit les meilleures équipes du monde. Il y a beaucoup de ferveur populaire. En France, les gens ont découvert un peu plus le football féminin. Je ne dis pas qu'ils ne connaissaient pas, mais ils vont peut-être un peu plus curieux et venir au stade. On va y aller step by step. Pour le moment, c'est encore clairsemé (ils étaient 1610 contre Soyaux, Ndlr). On joue dans un stade (Jean Bouin, Ndlr) de 20 000 places aussi. C'est plus dur à remplir qu'un stade de 2000 ou 3000 personnes.

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