En cas de défaite à Strasbourg, le Stade Malherbe de Caen sera 19ème et premier relégable (à la différence de but derrière Monaco). Quasiment toujours en difficultés depuis le début de saison, les Normands n’ont pris que 3 points sur leurs huit derniers matchs et glissent irrémédiablement vers la zone rouge. Le plus inquiétant restant la série de matchs pour le maintien entamée face à Monaco et qui doit se terminer face à Reims le 22 décembre. 6 matchs (Monaco, Angers, Nîmes, Strasbourg, Toulouse et Reims) et à mi-parcours un seul petit point de pris (à Angers le 1er décembre). « C’est évidemment pas satisfaisant » commente le président malherbiste. S’il estime aujourd’hui que Fabien Mercadal est toujours l’homme de la situation et que les joueurs « adhèrent à son discours », Gilles Sergent n’a pas non plus caché l’idée de « faire un point à la trêve », pour mettre toutes les chances de côté dans lma course au maintien. « Le sujet, c’est pas le coach. Le sujet c’est globalement l’équipe et le staff. C’est un sport collectif le foot».
Entre les lignes, la menace est bien réelle pour Mercadal. « Il n’y a pas qu’au Stade Malherbe que ça se passe comme ça », précise Sergent. « J’essaierai de faire ce que Jean-François (ndlr : Forin, président du club entre 2002 et 2018) a toujours fait, pour le bien du club ». En sachant qu’en 16 ans de présidence, son prédécesseur n’a connu que 3 entraîneurs (Rémy, Dumas et Garande) et licencié un seul d’entre eux : Patrick Rémy, au mois de mai 2005 à quatre journées de la fin alors que Caen occupait la 19ème place (ce qui ne sauvera pas les Normands de la relégation).