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    France - Italie, le miracle français de Rotterdam

    Match de légende

    RETRO

    Match de légende

    France - Italie, le miracle français de Rotterdam

    23 mars 2019

    2 juillet 2000 : France - Italie 2-1 (Finale de l'Euro 2000)

    Le 2 juillet 2000, les Bleus gagnaient leur deuxième Euro après celui de 1984. Un titre, dans la foulée de celui de 1998 en coupe du Monde, acquis au terme d'une finale incroyable.

    Championne du Monde en 1998 sur ses terres, l’Equipe de France de Zinedine Zidane fait figure de favorie lors de l’Euro qui suit. La compétition se déroule en Belgique et aux Pays-Bas et pour les Bleus, c’est aussi l’occasion de démontrer que la victoire en France deux ans plus tôt n’est pas usurpée. Si Aimé Jacquet, très usé mentalement après la campagne très virulente qui s’était abattue sur lui avant le mondial (personne n’a oublié les critiques du journal l’Equipe et du mépris à son égard) n’est plus là, les héros de 98 sont quasiment tous présents, sous la direction de Roger Lemerre, adjoint de Jacquet qui a pris sa succession. Seuls Charbonnier, Boghossian, Diomède et Guivarch sont remplacés par Ramé, Micoud, Wiltord et Anelka dans le groupe des 22.

    Après un parcours sans faute lors du premier tour (victoires face au Danemark, la République Tchèque et les Pays-Bas), puis des succès face à l’Espagne en quart de finale et le Portugal en demi (avec le fameux but en or de Zidane sur penalty), les Bleus retrouvent l’Italie en finale. Cette Italie qui leur avait donné du fil à retorde en quart de finale de la Coupe du Monde (victoire aux tirs au but) et qui veut sa revanche.

    Au coup d’envoi, les Bleus se présentent dans une configuration très offensive. Devant le tandem Deschamp-Vieira, le trio Henry-Zidane-Djorkaeff est positionné en soutien de Dugarry. En face, l’Italie de Maldini, Albertini, Di Baggio et Totti débute avec Del Piero (diminué) sur la banc.

    Alors que la rencontre est assez équilibrée, la France commence à prendre l’ascendant quand la rentrée en jeu de Del Piero va tout changer. Dans la foulée, sous l’impulsion de l’emblématique joueur de la Juventus, l’Italie pousse. Peu avant l’heure de jeu, Pessotto, homme de couloir dans une défense à 5, hérite d’un bon ballon sur le côté droit et centre hors de portée de Desailly et Blanc. C’est Delvecchio qui pousse le ballon au fond du but de Barthez et offre l’avantage aux Italiens. La France est à deux doigts de craquer. Dans la foulée, Del Piero manque de doubler la mise. Le temps s’écoule et on se dirige tout droit vers un succès des Italiens.

    Les trois remplaçants de Lemerre donnent le titre aux Bleus

    Surtout que, malgré les entrées en jeu de Wiltord et Trezeguet à la place de Dugarry et Djorkaeff, la France bute sur la solide défense italienne. A la 84ème minute, c’est encore Del Piero qui est tout proche de marquer un deuxième but à Barthez. Malgré les minutes qui s’égrainent, les Bleus ne lâchent rien. Blanc, que Desailly tente de retenir en défense, abandonne son poste et passe au milieu pour pousser avec ses coéquipiers. Sur le banc, Lemerre joue sa dernière cartouche en sortant un défenseur (Lizarazu) pour faire entrer Pirès qui patiente depuis près d’une demi-heure. On joue les arrêts de jeu. Sur le côté du terrain, les deux clans ont des attitudes radicalement opposées. Pendant que les visages se crispent côté français, voyant le chronomètre tourner, les Italiens sont prêts à exploser de joie. Tout le banc est debout prêt à envahir le terrain pour exprimer son bonheur. Il ne reste que quarante secondes à jouer. La France hérite d’un coup franc dans son camp (comme au basket, les Italiens font des fautes loin de leur but pour casser le match). C’est Barthez qui le frappe. A la réception, Trezeguet dévie le ballon pour Wiltord à gauche des six mètres italiens. Celui qui était rentré à l’heure de jeu emmène le cuir de la poitrine, frappe du gauche et voit son ballon passer sous le ventre de Toldo avant de finir au fond des filets. 1-1. Tout est à refaire pour les Italiens obligés de se rassoir pour suivre la prolongation.

    La règle du but en or plane sur cet Euro comme une épée de Damoclès au dessus de la tête des deux équipes. Mais, après l’incroyable scénario des dernières secondes du temps réglementaire, le rapport de force s’est inversé entre les Bleus, revenus de nul part et les Italiens qui avait presque commencé à déboucher le champagne. La France domine, les italiens reculent. A la 103ème minute de jeu, Robert Pirès, entré en jeu à la fin du temps réglementaire fait parler ses jambes. Sur la gauche, il échappe à Cannavaro puis adresse un centre en retrait pour David Trezeguet, posté à l’entrée de la surface de réparation. L’espace d’une seconde, tout le stade retient son souffle. Trezeguet arme sa frappe et d’une reprise somptueuse du gauche, expédie le ballon dans la lucarne de Toldo. Les trois remplaçants de Lemerre ont fait basculer le match, la règle du but en or stoppe immédiatement la rencontre et donne la victoire à l’équipe de France.

    > Le match : dimanche 2 juillet 2000

    France bat Italie 2-1 (a.p. but en or)

    Buts : Delvecchio (56ème), pour l’Italie ; Wiltord (94ème) et Trezeguet (103ème) pour la France.

    France : Barthez – Thuram, Desailly, Blanc, Lizarazu (puis Pirès, 85ème) – Deschamps (cap.), Vieira – Henry, Zidane, Djorkaeff (puis Trezeguet, 76ème) – Dugarry (puis Wiltord, 58ème). Entr. : R. lemerre

    Italie : Toldo – Pessotto, Cannavaro, Nesta, Luliano, Maldini – Albertini, Fiore (Del Piero, 53ème), Di Biagio (Ambrosini, 66ème), Totti – Delvecchio (Montella, 86ème). Entr. : D. Zoff


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