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    Just Fontaine, éternel Bleu

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    Just Fontaine, éternel Bleu

    18 mars 2019

    Mais il n'est pas que le meilleur buteur en phase finale de Coupe du Monde

    Mondialement connu pour son record de buts inscrits en une phase finale de coupe du Monde, Just Fontaine a aussi un important palmarès avec Nice et Reims. Gros plan.

    Né au Maroc le 18 août 1933, Just Fontaine est toujours à ce jour le meilleur buteur de l’histoire lors d’une phase finale de Coupe du Monde. Un record qui fait de lui un des joueurs les plus populaires ayant jamais porté le maillot bleu, même s’il n’a jamais gagné de titres avec l’Equipe de France.

    Après ses débuts dans un club de Casablanca (l’US Marocaine) entre 1950 et 1953, il s’installe en France et signe dans le club de l’OGC Nice. Mais ses premières saisons en France, le natif de Marakech, les passe surtout dans les rangs du Bataillon de Joinville. Capitaine de l’Equipe de France militaire, il est un des grands artisans de la qualification des Bleus pour la Coupe du Monde militaire en 1956. Mais le soldat Fontaine est libéré six mois avant la phase finale et ne participera pas à la conquête du titre en Argentine ses camarades.

    De retour à Nice, il ne va pas y rester longtemps. Ses 52 buts inscrits avec le club de la Côte d’Azur (en 83 matchs, toutes compétitions confondues) lui ont permis de se faire remarquer par les plus grands clubs de l’époque. C’est le Stade de Reims qui le recrute en 1956. « Justo » comme on l’appelel, a 23 ans et s’affiche comme l’un des meilleurs buteurs français. En 6 saisons avec le club de Champagne, il marquera 145 fois en 152 apparitions ! Des stats dignes d’un Messi aujourd’hui.

    30 buts en 21 sélections !

    Sous le maillot bleu, ses statistiques sont encore plus incroyables. Lors de sa première sélection le 17 décembre 1953, à l’âge de 20 ans, il réalise un triplé contre le Luxembourg. Trois buts qui claquent comme une prémonition. Jusqu'en 1960, il inscrit 30 buts en seulement 21 sélections (1,43 but par match), avec en point d'orgue l'épopée des Bleus lors de la Coupe du Monde de 1958. En Suède, il inscrit 13 buts en 6 matchs, dont un incroyable quadruplé face à la RFA qui permet aux Blues, battus par le Brésil en demi-finale, de terminer à la troisième place.

    Trop souvent ramenée à ses performances exceptionnelles en Bleu, la carrière de Just Fontaine est surtout pavée de nombreux titres. Ce véritable renard des surfaces au petit gabarit (1,74m) remporte quatre fois le championnat de France (avec Nice en 56 puis Reims en 58, 60 et 62), deux coupes de France (Nice en 56 et Reims en 58), termine deux fois meilleur buteur du championnat (en 58 avec 34 buts et en 60 avec 28 réalisations), ainsi que meilleur buteur de la Coupe d’Europe des clubs Champions, avec 10 buts en 1989, l’année où il atteindra la finale avec Reims (battu par le Real Madrid).

    « J’aurais vendu mon âme au diable pour pouvoir continuer à jouer »

    Malheureusement, l’exceptionnelle carrière va se terminer dans la douleur. Le 20 mars 1960, Reims affronte Sochaux et Just Fontaine subit une terrible autant que maladroite agression de l’ailier ivoirien Sékou Touré qui provoque une double fracture de la jambe gauche. Moins d’un an plus tard, contre Limoges cette fois, l’attaquant du Stade de Reims voit de nouveau sa jambe se briser sous les coups d’un adversaire. Il ne se remettra jamais de ces deux graves blessures et, en juillet 1962, à moins de 29 ans, il doit se résigner à mettre un terme à sa carrière. « J’aurais vendu mon âme au diable pour pouvoir continuer à jouer », expliqua-t-il quelques années plus tard.

    Sorti major de sa promotion, Just Fontaine embrasse alors une carrière d’entraîneur. Ephémère sélectionneur de l’équipe de France, il s’est surtout distingué en entrainant le PSG pendant quatre saisons. Notamment celle de la montée en 73/74. Passé également par Toulouse, il terminera aussi 3ème de la CAN 1980 au Nigéria avec le Maroc, son pays de naissance.


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