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    Le jour où l'OM transforme l'exploit en miracle

    Match de légende

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    Match de légende

    Le jour où l'OM transforme l'exploit en miracle

    18 févr. 2019

    OM - Montpellier 5-4 (22 août 1998)

    Il y a 20 ans et près de 6 mois, l’Olympique de Marseille de Blanc, Pirès et Dugarry réussissait un des plus grands exploits jamais réalisés dans le championnat de France. Menés 4-0 par Montpellier à 30 minutes de la fin du match, l’OM s’imposait 5-4 !

    Nous sommes le 22 août 1998 et le Stade Vélodrome va vivre l’une des plus incroyables soirées de son histoire. La saison 98/99 vient tout juste de commencer (c’est la 3ème journée) quand le Montpellier de Loulou Nicollin (président), Michel Mézy (directeur sportif) et Jean-Louis Gasset (entraineur) se présente face à l’Olympique de Marseille. L’OM vise le titre et est logiquement favori de ce match joué devant plus de 55 000 spectateurs (c’était avant les travaux d’agrandissement). Mais rien ne se passe comme prévu.   Au bout de 23 minutes, Montpellier mène 3-0.

    Bakayoko (15ème), Robert (19ème) et Sauzée (23ème) douchent le Vélodrome complètement anéanti à la vue de ce spectacle de détresse offert par son équipe. Et ça continue. Peu après l’heure de jeu, Bakayoko, intenable, réussi le doublé et enfonce le clou. 4-0 pour les hommes de Gasset à la pause : l’OM est en pleine déroute ! Une bonne partie des supporters profitent d’ailleurs de la mi-temps pour quitter le stade. L’histoire raconte que dans les vestiaires, Xavier Gravelaine, poussé par Courbis vers Montpellier durant le dernier mercato, un peu contre son gré, remercie un par un tous ses partenaires de ce succès vengeur… Au retour des vestiaires, Courbis croise Nicollin et Mézy. Les hommes se connaissent bien et les Montpelliérains ont presque de la peine pour le coach de l’OM qui subit une véritable humiliation. Ils vont même jusqu’à le consoler. « Pas la peine de me consoler, on va gagner 5-4 ! » rétorque Courbis, pour sauver la face. « Tu en serais bien capable » lui répond Loulou. « Je déteste être consolé », explique plus tard le technicien marseillais. « J’ai dû croire à ce que je disais pendant moins d’une seconde ». Et pourtant, l’incroyable va se réaliser. « Ce n’est pas un exploit, c’est un miracle », commente-t-il aujourd’hui.

    Dugarry a changé le match

    Si le résultat va basculer, c’est d’abord parce que tout sourit aux Marseillais (qui ont failli encaisser un 5ème but en début de deuxième période), contrairement aux Montpelliérains qui sombrent. A commencer par les changements. Pendant que Courbis fait entrer Dugarry à l’heure de jeu, Gasset fait sortir Bakayoko dix minutes plus tard, pensant sans doute que le match était plié. Le champion du monde va être décisif (deux buts et une passe décisive) alors que la sortie de l’international ivoirien va redonner confiance aux Marseillais.

    L’entrée en jeu de Christophe Duagarry à l’heure de jeu (à la place de bravo) va tout changer. A peine sur le terrain,  le champion du monde est lancé dans la profondeur par Blanc, il centre pour Maurice qui marque de la tête (61ème minute).

    Deux minutes plus tard, l’OM qui s’est mis à y croire, obtient un coup franc sur le côté droit. Cette sorte de petit corner est frappée par Robert Pirès, autre Marseillais sacré champion du monde un peu plus d’un mois plus tôt. Dugarry, s’élève plus haut que tout le monde et, à la manière de son but en ouverture du mondial contre l’Afrique du Sud (au vélodrome…) trompe Bruno Martini. Ce but redonne espoir à tout un stade. Les joueurs de Montpellier sont déstabilisés. Et quand, à la réception d’un corner magnifiquement tiré par Camara (lui aussi entré en jeu), Dugarry fait encore mouche de la tête, le Vélodrome s’embrase. Encore un petit but et l’OM aura réussi un véritable exploit. Après les trois buts inscrits en moins de 10 minutes, il en reste encore 20 pour égaliser… A la 85ème, un nouveau long ballon de Blanc trouve la tête de Ravanelli à l’entrée de la surface. Au milieu d’un amas de joueurs, l’Italien décolle et remise pour Eric Roy. Le milieu de terrain laisse retomber le ballon puis décoche un tir surpuissant qui propulse le cuir sous la barre du portier héraultais. 4-4, quel match !

    L’OM pousse mais le Vélodrome pense en rester là, quand Robert Pirès entre dans la surface balle au pied. Rattrapé par Serredszum, ancien Messin comme lui, il est fauché. Penalty indique Alain Sars ! C’est Laurent Blanc qui va se charger d’exécuter la sanction. Le Stade retient son souffle. Dans la tribune présidentielle, Robert Louis-Dreyfus est debout. « Le président » frappe en force sur la droite de Martini. Ce dernier se détend bien et part du bon côté, mais la frappe, surpuissante, est inarrêtable.

    > La feuille de match

    22 Août 1998 Stade Vélodrome. l'OM bat Montpellier 5 à 4 (0 - 4). 56 070 spectateurs.
    Arbitre : Alain Sars.
    Buts : Bakayoko (15ème et 34ème), Robert (19ème) et Sauzée (23ème) pour Montpellier ; Maurice (61ème), Dugarry (64ème et 71ème), Roy (84ème) et Blanc (90ème s.p.) pour l’OM.
    OM : Porato – Gallas, Blanc, Domoraud, Blondeau – Roy, Gourvennec (puis Camara, 46ème), Bravo (puis Dugarry, 60ème), Pirès - Maurice, Ravanelli. Entr. : R. Courbis

    Montpellier : Martini – Baills, Sauzée, Silvestre, Fugier (puis Mahouve, 65ème) – Serredszum, Rouvière, Dos Santos, Gravelaine – Bakayoko (puis Delaye, 73ème), Robert. Entr. : JL Gasset


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