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    Le jour ou Panenka révolutionna le penalty

    Joueur de légende

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    Joueur de légende

    Le jour ou Panenka révolutionna le penalty

    3 avr. 2019

    20 juin 1976

    L'expression "faire une Panenka" est célèbre dans le monde entier. Mais qui était Antonin Panenka et comment est née la légende ?

    Lors de la finale de la Coupe de la Ligue, le Strasbourgeois Dimitri Lienard a trompé le portier de Guingamp, Marc-Aurèle Caillard dans la séance fatidique des tirs au but. Mais pas n’importe comment : l’emblématique gaucher du Racing, qui a participé à toutes les remontées du club alsacien depuis 7 ans, a réussi une « Panenka », c’est à dire un geste technique exceptionnel (remis au goût du jour par Zidane en finale de la Coupe du Monde 2006) qui consiste à frapper sans élan une pichenette du cou de pied, en visant le centre du but, généralement juste sous la barre transversale afin de piéger le gardien adverse. Un geste qui porte le nom de l’ancien attaquant de la Tchécoslovaquie (devenue République Tchèque aujourd’hui), Antonin Panenka.

    Un pénalty né sur les terrain d'entraînement des Bohemians dans les années 70...

    Né à Prague il y a un peu plus de 70 ans, Antonin Panenka doit sa renommée mondiale à cette façon unique et révolutionnaire de frapper les penalties. Une façon « romantique », qui fait rêver tous les footballeurs, des plus petits au plus grands. L’adversaire (Sepp Maïer), le contexte (dernier tir de la séance de tirs au but en finale du Championnat d’Europe entre la Tchécoslovaquie et l’Allemagne de l’Ouest) : tout est réuni pour faire de cet attaquant moustachu au profil type de ces joueurs des pays de l’Est une légende.

    Tout a commencé quelques mois plus tôt. A la fin des séances d’entraînement des Bohemians, club dont il portera les couleurs pendant 14 ans avant de partir terminer sa carrière au Rapid Vienne (où il jouera encore 4 ans), Panenka prend l’habitude de défier Zdenek Hruska, son gardien de but et ami, dans des face à face très relevés, avec une bière ou une tablette de chocolat à la clé.

    Pour tromper son coéquipier et gagner son duel, le très technique milieu de terrain à l’air taciturne réfléchit à la meilleur façon de tirer. Au fil de ces rendez-vous qui passionnent les deux hommes, Panenka met une nouvelle technique au point : l’idée est de retarder le moment de frapper, pour laisser le gardien se coucher d’un côté ou de l’autre, puis de soulever le ballon délicatement pour le placer plein centre hors de portée du gardien déjà au sol. Et ça marche. D’abord à l’entraînement, puis lors des matchs amicaux, et enfin lors des matchs de championnat. Il y a plus de 40 ans, le championnat de Tchécoslovaquie est très fermé et personne n’est au courant de cette fameuse technique révolutionnaire. Mais ce 20 juin 1976, alors que le suspense est à son comble quand il se présente devant l’un des meilleurs gardiens de but du monde (si ce n’est le meilleur), Antonin Panenka rentre dans la légende.

     

    Sa légende est sortie de Tchécoslovaquie bien avant lui...

    Connu pour avoir tiré de nombreux penalties au cours de sa carrière en club ou lors de ses 50 sélections avec l’équipe nationale, le milieu de terrain tchèque n’a pas toujours utilisé cette technique. En France, on se rappelle notamment de son penalty marqué à Jean-Luc Ettori lors du match de poule à la Coupe du Monde 1982 (1-1). Au Rapid de Vienne, on se souvient de son échec en demi-finale de la Coupe des vainqueurs de coupe, face au Dynamo Moscou en 1985, tous les deux frappés de façon « traditionnelle ». D'ailleurs, Paneka se plait à dire qu'il n'a jamais manqué une « Panenka »

    En 1985, à l’âge de 37 ans, Antonin Panenka met un terme à une carrière freinée par les règles très strictes de l’époque dans les pays de l’Est, qui empêchaient les joueurs de sortir des frontières du pays (il fallait avoir 30 ans, compter au moins 50 sélections en équipe nationale et reverser un tiers de son salaire à son pays). Sa légende était sortie beaucoup plus tôt, le jour le plus long de l’année 1976.


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